06 octobre 2008
Cerveau à l'envers
J'ai le cerveau à l'envers.
Non, je ne me suis pas mis une énorme mine hier, j'ai juste lu cette note de fiorgyn. Et j'en ai appris que je suis "cerveau droit" dominant, donc en théorie plus orienté vers "la créativité et la philisophie" que vers les maths et la science
Je ne vous cacherais pas que c'est tout de même pour moi une sacrée découverte.
Moi qui joue à des PJC (NDT : Petit Jeu Con) comme celui-ci où je me prends pour un programmeur (j'ai fait 183, qui dit mieux ?). Moi qui m'amuse, pendant les 5 minutes de marche séparant mon chez-moi-de-fonction du bureau, à calculer de tête combien de piscines olympiques on pourrait porter à ébullition avec l'énergie nécessaire pour faire rouler un TGV à 360 km/h. Moi qui aime la modélisation de produits financiers. Et bien en fait, je suis un philosophe.
A mon humble avis, il est plus vraisemblable qu'en fait, mon cerveau est monté à l'envers. Comme mon canapé-lit (et pourtant, j'avais bien suivi les instructions). Et que j'ai donc le cerveau droit à gauche. Certains ont bien le coeur à droite, alors pourquoi pas les hémisphères inversés, hein ? Même le pôle nord magnétique se trouve parfois à coté du pôle sud, alors je décrète que c'est possible.
(sinon, pour le coup des piscines, je l'évalue à 1/8. Juste une ligne, quoi, à peine de quoi faire bouillir la Manaudou. Mais bien assez pour envoyer ad patres la conne de vache qui était sur les voies hier et qui m'a fait prendre une heure de retard. Quoi qu'une fois bouillie, la nageuse citée ci-dessus ne devrait pas faire la fière non plus. J'en déduis donc logiquement que nageuses et vaches, c'est la même chose, cqfd !)
21 juillet 2008
Ici, c'est moi l'plus fort !
Respectez-moi !
Baisez mes pieds !
Craignez mon courroux !
Parce que sinon, je vous pète la gueule !
Vous m'en croyez pas capable ? Viendez vous battre !
05 juin 2007
Finie la belle vie !
Mémoire : mémorisé.
Soutenance : soutenue.
Note : notée.
Et voila, quelques 8 années aprés avoir passé le bac, me voici fin prêt pour le monde du travail. J'ai rempli ma dernière obligation académique ce matin, entre 10h20 et 11h20, expliquant mes recherches sur les politiques financières des communautés religieuses.
Me voila désormais apte à faire que chaque goutte de sueur des honnêtes travailleurs devienne 1€ supplémentaire sur mon compte en banque. Me voila résolu à pourrir la planète sans vergogne pour que mon portefeuille fleurisse. Me voila disponible pour servir corps et âme le dieu Bénéfice, à être son grand prêtre pour mener à mon gré les croisades nécessaires pour que les faibles et les opprimés le restent, ils rapportent plus ainsi.
Si quelqu'un a un boulot à me proposer, avec responsabilités, pouvoir et salaire en conséquence, je suis preneur. Stock-options et parachutes dorés de rigueur. Pas sérieux s'abstenir. Car moi, je suis toujours sérieux, on ne rigole pas avec le fric, nondidju !
10 mai 2007
Pourquoi le communisme ne marche qu'en théorie
Haaaaa, la vie en communauté dans le respect du prochain et du bien commun, la saine ambiance dans laquelle vivent les gens qui savent qu'ils partagent une grande part de leurs conditions matérielles... Qui, oui, qui ayant vécu en partageant une appréciable portion de ses ressources pourrait vouloir basculer dans l'individualisme sauvage de nos sociétés outrageusement capitalistes ?
Ben, tous ceux ayant véritablement vécu pour une durée longue en communauté, justement.
Récapitulons pour ceux qui ont manqué les 250 premiers épisodes : depuis septembre 2000, le dénommé Petit et Méchant vit dans ce qui est le plus aisément descriptible comme une colocation à 40. Ceux ayant vécu dans des colocs à 2, 3, 4 ou plus savent à quel point, même en petit comité, la propreté est dure à obtenir. Il y a toujours dans le tas un tire-au-flanc ou 2, un mec qui ne va pas nettoyer la cuisine, "oublier" de descendre la poubelle quand c'est à son tour, etc. Alors imaginez-vous le défi quand on est 40 ?
Heureusement, un être est chargé de faire respecter la discipline. Dame Grizzly, qu'on l'appellera. Et elle sévit, envoie des lettres aux parents, menace d'expulsion, ferme parfois la cuisine pour une semaine (ha, la douceur des petits-déjeuner chez Mc Do pour avoir un café chaud...). Cet arsenal ayant ses limites, elle dû se résoudre à embaucher un employé qui, 2 fois par semaine, nettoie totalement la cuisine.
Pensiez vous réellement qu'aprés, tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes ?
Depuis 2 jours, une odeur assez peu ragoutante flottait dans l'atmosphère de la cuisine. Personne ne savait d'où cela venait, et les suppositions allaient bon train. Remontée d'égouts ? Cadavre de souris en décomposition ? Résident parti en vacances ayant abandonné des denrées périssable dans son casier ou son frigo ? Nous avons pu voir la force de la communauté dans ces circonstances. Quels déploiements d'énergie nous avons vu ! Quelle imagination pour tenter de deviner ce qui puait ! Quels programmes d'action furent élaborés !
Et bien évidemment, rien ne fut fait. Et l'odeur persistait, s'étoffait, s'épaississait. Et les cerveaux, aprés ce petit échauffement, étaient de plus en plus vivaces.
"Moi, je te dis que ça vient de la boîte de Untel, il est parti depuis une semaine."
"Non, ce doit être une souris en décomposition derrière les casiers bleus."
"Vous n'y êtes pas ! Un sac est resté dans le congélo qui avait subit une coupure la semaine passée !"
La reflexion, à l'instar de l'odeur, progressait.
Ce matin, j'ai déplacé les frigos, sans en avertir personne, ni la directrice, ni l'homme de ménage, ni le comité des penseurs aguerris. Et j'ai trouvé dans un coin une boîte de ce qui dans un passé lointain étaient des rillettes. J'ai empéché la destruction de la maison par les USA qui auraient pu croire à la constitution d'un arsenal biologique. Je m'étonne que mes doigts n'aient pas fondus, ou au moins choppé des bubons.
Plus il y a de gens concernés, moins il y a de gens qui se sentent responsables. Tant de discussions pour tenter de remplacer si peu d'action. Triste constat, triste réalité.
Et ceci n'a rien à voir, mais je m'interroge sur le bien-fondé de la survie de ce blog.
20 avril 2007
Proposition de loi
C'est la campagne, c'est le moment de faire parler de ses projets !
Mon idée concerne la laïcité, thème porteur. En particulier, la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Cette loi avait supprimé le salaire des prêtres et les "établissement publics du culte". Finis, les établissements publics, ça passait dans le privé.
Et bien moi, je suis pour leur renationalisation ! Nationalisation, thème porteur. Je suis pour la recréation des établissements publics du culte.
Mais je ne suis pas fou, je sais que comme ça, tout net, ça ne passera pas. Alors on va faire ça progressivement. De la rupture tranquille, thème (pas si) porteur.
Je propose de commencer par la création d'établissements publics du cul. Avec personnel payé par l'Etat. On verra plus tard pour le "-te" manquant.
Vous en dites quoi, de mon projet ?
11 avril 2007
Syndicalisme
Parfois, je me dis que je devrais m'inscrire dans une milice d'extrème droite. Une de celle qui se balladent dans des quartiers chauds avec de gros autocollants FN collés partout et des battes de base-ball dans le coffre pour la légitime défence nécessaire s'ensuivant*. La violence ne règle certes rien, mais qu'est-ce qu'elle peut soulager, parfois !
Et je ne dis pas ça parce que je viens de perdre plus d'une heure à batailler avec des fonctionnaires obtus de la Poste, en pure perte. Je suis reparti en déclarant à haute et intelligible voix "vivement la privatisation".
*Un crédit illimité de coups de machette sur www.nainwak.com me conviendrait tout aussi bien.
30 mars 2007
Devoir de Week-end
Salut à tous !
Bon, j'ai besoin de vous : pondez moi pour lundi midi dernier carat un slogan d'encouragement pour une personne nommée Sarah. Le slogan vainqueur sera peint sur une banderolle et passera à la TV dans une émission vue par environ 20 millions de gens en France et dans le monde francophone.
Bonne chance !
Et merci !
27 mars 2007
J'ai rencontré Sisyphe
Vous connaissez sans doute le mythe de Sisyphe, ce héros tragique grec condamné par les Dieux à inlassablement rouler une pierre au sommet d'une colline pour voir cette pierre tout de suite redescendre, ce pour l'éternité. On ne sais d'ailleurs pas vraiment pourquoi il fut condamné à cela, les raisons évoquées diffèrent selon les auteurs.
Ce Sisyphe, condamné à recommencer sans cesse une tâche qui se défait sans cesse; je l'ai rencontré, mais dans sa version moderne. A savoir que lui devait sans fin défaire des taches qui se refaisaient (presque) toutes seules. J'espère que vous avez noté le jeu sur l'accent circonflexe, parce que j'en suis fier. Oui, je sais, il ne me faut pas grand chose.
Hier soir, je rentrais chez moi aprés avoir passé 2 bonnes heures à entretenir l'état général et de ce fait la longévité de mon incarnation, d'abord en travaillant la synchronisation rythmique puis en tentant de défier la gravité de composés ferreux. Traduction, aprés 2 heures de sport, une heure de rock'n'roll puis une heure à soulever de la fonte. L'effet général avait été amplifié par la re-hydratation subséquente à l'aide de composés fermentés bénéfiques à la fois pour le moral et l'entrainement des reins. Comprendre que j'avais vidé une quantité décente de bière. La vivacité pénétrante ordinaire de mon esprit avait légèrement été émoussée. En gros, j'étais bien schlass.
Assis dans la station de métro à attendre une rame, un exemplaire du 4e volume des chroniques du Disque-Monde de Pratchett à la main, j'attendais patiemment quand un être grand et vigoureux me demanda de me lever s'il vous plaît. J'obtempérais sans tergiverser, et il m'informait que je pouvais de nouveau délasser mes jambes, point de tag ne défigurant le siège RATP jaune canari que j'honorais de mon postérieur.
Je l'examinais alors à l'oeuvre sur un siège proche, sortant un solvant en spray puis un chiffon pour effacer la signature au marqueur épais qu'un indélicat avait apposé, espérant sans doute accéder ainsi à la gloire et la reconnaissance de ses pairs.
Je crois que de nombreuses personnes auraient vite oublié ce patient artisan de la propreté métropolitaine. Et pourtant, je ne puis m'empêcher de penser à cet homme, condamné à effectuer un travail qu'il faudra sans cesse recommencer, les tags florissant plus vite dans le métro que les pissenlits sur un tas de compost. Ô, toi, être que personne ne regarde ni ne considère, qui voit ton travail sans cesse profané, quel est ton regard sur la vie ? Faut-il toi aussi t'imaginer heureux ?
23 mars 2007
Que les choses soient bien claires !
En réponse à quelqu'un qui me disait que je n'étais pas ouvert, je répondrais qu'avoir des relations avec un autre homme est pour moi qussi stimulant qu'en avoir avec un chien.
Voila, c'est dit.
...
Vous ai-je déjà raconté que le concept de sucer un chien m'excitait follement ?
15 mars 2007
Vocabulaire et féminisation
Nous avons tous été confronté à un moment ou un autre au problème de la féminisation de termes masculins, pour tenter de mieux représenter la réalité au mépris du bien-être de nos oreilles (une "auteuse", par exemple).
Parfois, cela donne des résultats surprenants : j'ai reçu récemment un mail d'une amie qui à propos d'aller prendre un verre me déclarait "je suis ta femme"
Ca fait bizarre à lire tout de même. On s'imagine tout de suite un tas de connotations.
Bon, il ne faut pas se prendre le chou, cette charmante jeune personne chasse le même gibier que moi, mais tout de même...