29 juillet 2008
Questionnaire
Certains ont entendu ma complainte récente, celle disant que la muse des blogueurs m'avait abandonnée. Enfin, je devrais dire "certaines" plutôt. Je me retrouve donc à devoir remplir un questionnaire narcissique et nombriliste dont le principal attrait est celui de se faire reluire soi-même les pompes. Et comme j'aime cracher, ne serait-ce que pour faire reluire mes godasses, let's go !
Et merci à selle qui m'a donné cette occasion de vous infliger ces souffrances
1. Couleurs préferées : Le rouge. Le rouge du sang. Le rouge de ton sang. Le rouge de ton sang qui coule. Le rouge de ton sang qui coule de ton corps aprés que je me suis occupé de toi. Ya des gens qui veulent que je précise d'où coule le sang ?
2. Matières préferées : Fécales, bien sûr.
3. Odeurs préferées : Celle de mon caca.
4. Gourmandises préferées : Les lobes d'oreilles. Miam.
5. Ce que j’aime recevoir : des têtes de chats décapités par la poste.
6. Le style de ma décoration : Des cadavres aux murs. Là pour le coup, en revanche, c'est vrai. Ce sont des cadavres de moustiques.
En espérant que ça vous aura plût.
Ou pas.
21 juillet 2008
Ici, c'est moi l'plus fort !
Respectez-moi !
Baisez mes pieds !
Craignez mon courroux !
Parce que sinon, je vous pète la gueule !
Vous m'en croyez pas capable ? Viendez vous battre !
16 juillet 2008
Page Blanche
C'est fou tout de même les tours que nous jouent nos esprits respectifs. Enfin, du moins quand ils sont là, ce qui pour moi n'est pas le cas de figure le plus fréquent. Et aprés tout, c'est pas plus mal, vu que quand mon esprit est là, il me frappe 3 coups. Ca fait toujours 2 de moins que ma chère et tendre, mais là n'est pas la question.
Je disais que l'esprit joue des tours, et pas des tours de cartes. Prenez l'exemple de ce blog, plus mort que vif, décharné, accompagné de plus de mouches que de lecteurs. Trés régulièrement, il me vient à l'idée des sujets de notes fines, spirituelles, délicates, véritablement à mon image. Mais ces idées ne me viennent que quand je suis en extérieur, sans pécé ni connexion Nainternet à portée de doigts. Et quand je suis revenu à portée de wifi, pfuit, plus rien, comme mon compte en banque 3 jours aprés réception du salaire tant attendu et si (peu) mérité.
Comble de déréliction spirituelle irréductible, quand les sinusoïdales de ma vie d'anachorète ramènent en surface le souvenir des codes d'accés de ce blog, ce sont mes idées qui se trouvent destituées, générant en moi de la rancoeur dialectique. Je me trouve devant la page sans plus avoir rien à dire. Et vice-versa.
C'est triste, je n'ai rien à dire, je ne puis plus ni déblatérer pensées profondes ni exprimer mes émotions. Je suis devenu un être lobotomisé, incapable de communiquer autre chose que les impérieuses nécessités du quotidien ("veuillez m'excuser, je dois aller faire caca"). Je suis devenu un rouage, prêt à intégrer la Grande Machine Economique, temple du Dieu Pognon.
Bon, je pourrais me lamenter encore des heures sur mon sort, mais là, je dois vous laisser sinon, mes frites vont refroidir. Et les frites froides, c'est pire que les frites sans ketchup.